Décès de Souleymane Cissé, le cinéma africain perd une figure historique

Figure majeure et historique du cinéma africain, Souleymane Cissé, le cinéaste malien, est décédé ce jeudi 19 février à 84 ans.
Formé à l’école du cinéma VGIK de Moscou, il a débuté sa carrière en 1970. Son premier long métrage, « Den Muso » (la jeune fille), paru en 1975, retrace la vie d’une fille violée, enceinte et rejetée par sa famille.
Souleymane Cissé est le réalisateur de nombreux films, dont les plus célèbres sont « Baara » (le travail), en 1978, et « Finyé » (le vent), en 1982, primés Étalons d’or du FESPACO.
Son célèbre film « Yeelen » (la lumière) a reçu le prix spécial du jury à Cannes en 1987. Il était le premier cinéaste d’Afrique subsaharienne à obtenir cette récompense à l’époque.

Parmi ses films phares, il y a aussi « Waati » (le temps), sorti en 1995. Ce filme retrace la vie d’une enfant qui quitte l’Afrique du Sud pour aller en Côte d’Ivoire, au Mali et en Namibie avant de retourner dans son pays.
Plus d’un demi siècle de carrière au service du 7e art
Souleymane Cissé a marqué le 7e art pendant plus de 50 ans. Sa riche carrière a été couronnée par la Carrosse d’or à Cannes en 2023. Un documentaire en son hommage a été réalisé en 2022 par sa fille, Fatou Cissé.
Artiste engagé, le cinéaste malien Souleymane Cissé est le fondateur de l’UCECAO (l’Union des créateurs et entrepreneurs du cinéma et de l’audiovisuel de l’Afrique de l’Ouest).
Il a été, pendant plusieurs années, membre du jury du FESPACO. Cette année, il devait être le président du jury de la compétition des longs métrages de fiction à Ouagadougou.







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